lundi 27 février 2017

Aux sources de "La Nuit s'évapore" : LE RECIT POETIQUE (partie 2)

Voici la suite des sources d'inspiration et des coulisses de mon recueil de nouvelles "La Nuit s'évapore" :

Réécrire le Réel

Toutes mes nouvelles racontent des chemins de résilience, quand on parvient à se reconstruire au-delà de la douleur, et j'espère qu'elles inspireront chacun de vous en ce sens. Elles sont toutes inspirées du réel. J'ai véritablement recueilli des histoires, demander qu'on m'en raconte, pris des notes, effectué un tri... et cela a duré plusieurs années.

Je croise deux genres dans "La Nuit s'évapore" : le genre de l'autofiction, puisque je mets en scène une narratrice qui me ressemble, et celui de la biographie romancée à travers le récit de "Vies" au sens ancien de Vidas : des vies exemplaires. 

Je remercie d'abord et encore tous ceux qui ont partagé un récit avec moi. Je n'ai gardé que les trames de ces récits en général, et tout le reste est fictionnel. Les prénoms, les physiques des personnes, les mises en scènes lorsqu'un personnage s'adresse à la narratrice, tout cela est fictif. 

Pour vous donner un exemple, je n'ai jamais rencontré "Jeanne" directement : on m'a raconté son histoire et je n'en ai jamais su la fin. Elle ne souffrait pas d'un problème de vue, mais d'un autre souci de santé accentué sans doute par son dilemme. Par ailleurs, j'avais rencontré une femme quelques années auparavant qui souffrait exactement de ce problème de vue, alors qu'aucune explication médicale ne lui était donné pour le soigner. J'ai mélangé ces personnes, et j'ai imaginé mon double de papier, la narratrice, partant à la rencontre de Jeanne. 

J'ai aussi mêlé des souvenirs personnels à chaque histoire, et parfois imaginé des parties entières. Souvent on me racontait dans le réel une histoire qui durait quelques minutes : je devais donc créer ce qui manquait. 

Goûter les évènements

A mes yeux, il est fondamental de faire de l'écriture une expérience sensorielle - ainsi mes récits insistent tous sur la manière dont nos corps vont à la rencontre du monde, et à la rencontre des autres. Tous décrivent comment nos sens absorbent autant qu'ils révèlent. Ils délivrent le sens des gestes et des objets. 


Une sensibilité aux mystères



Et parmi mes autres influences, j'en citerais deux : Gérard de Nerval et Christian Bobin. Deux auteurs qui ne sont pas si éloignés l'un de l'autre en termes de style et de préoccupations. Nerval, au XIXe siècle, appartient au romantisme qui cherche à percer les éngimes du monde visible pour atteindre les mystères du monde invisible

Les récits de Nerval ne sont pas des romans, mais appartiennent au genre du "Récit poétique" tel que Jean-Yves Tadié l'a défini, un genre-modèle pour moi. 



Christian Bobin, auteur contemporain, s'inscrit dans une quête mystique, recherchant l'absolu mais contrairement à Nerval, il le trouve dans les petits riens du réel, ou en racontant des vies en mode mineur, trouvant un lyrisme tendre qui convient bien à notre époque - Bobin nous branche sur la beauté qu'on ne voit plus ou qu'on néglige. Il nous ramène à l'essentiel. 

Et Bobin, comme Nerval, consacrent une grande partie de leurs textes à une femme aimée ou mère idéale, puis disparue, mais que l'écriture (ou le rêve) permet de retrouver. Ainsi dans La plus que vive :





Ecrire pour moi, c'est aussi apprivoiser la perte. Et il me fallait apprivoiser celle de Yola, une figure maternelle à mes yeux, que je considérais comme un des piliers affectifs de ma vie, et qui avait disparu trop tôt.

Décrocher du réel - l'onirisme

Enfin, dans chacune de mes nouvelles, il advient toujours un moment où les personnages décrochent du réel et expérimentent des visions fantastiques, presque des états modifiés de conscience si l'on veut reprendre des termes chamaniques. Le monde tout à coup se déforme autour d'eux - c'est pour moi indispensable de telles scènes pour essayer de rendre ces instants où un drame frappe nos vies et tout semble alors s'effondrer (on le vit ainsi dans notre intérieur) tout paraît devenir obscur autour de nous.

A l'inverse, dès que nous trouvons une issue de secours, tout se solidifie et tout peut s'éclaircir.


Si vous souhaitez me poser des questions sur ce livre, laissez-les dans les commentaires sur ce blog et je préparerai une troisième partie pour cet article !

Copyright photo : instagram de emma_sf 


Commentaires de lectrices sur Facebook !

Les commentaires de lecteurs et lectrices sur facebook sont un vrai bonheur à partager : 

Josette : "Je prends mon temps ! Je savoure ; une nouvelle tous les deux jours ! Pour moi qui ai toujours recherché et apprécié ce genre littéraire quel bonheur de vous lire ! Chacune est ciselée comme un joyau et ne laisse aucun doute sur votre remarquable talent d'écrivain (Je déteste le mot écrivaine ! Il sonne beaucoup trop mal à mes oreilles).

Karine : "dans le train pour Lille, j'ai lu les 3 premières nouvelles.. Je ne te racontes pas comment tu as fait vibrer mon cœur ! 💕 énormissime".


mercredi 22 février 2017

Commentaire Facebook

Voici un très beau retour de lecture effectué par un lecteur, Jean-Marc, sur son compte facebook. Merci beaucoup à Jean-Marc pour ce regard si beau sur mon recueil de nouvelles La Nuit s'évapore :

"Laureline Amanieux, dont je découvre la plume à travers ses courts récits inspirés d’histoires vraies, nous invite à entrer dans un univers particulier, à mi chemin entre le rêve et la réalité. Avec une écriture emplie d’une grande poésie, légère et flottante, elle nous convie aux destins de personnes qui se donnent la chance de pouvoir revivre et de renaître après un drame. La narratrice, qui a recueilli les témoignages de ces gens, a vécu elle aussi un drame. 

A travers ses courtes histoires qu’elle réécrit dans ce recueil, elle nous emmène dans les destins de ces personnages tous aussi surprenant les uns que les autres. Une pléthore de destins, de trajets de vie, de drames, de changements de vie, qui emmenés par la plume gracieuse et légère de Laureline Amanieux, nous donne aussi à réfléchir sur notre vie, aux vies des autres, ceux que l’on connait et les autres, plus anonymes mais qui méritent tout autant notre attention. 

Comme le fait la narratrice de ce recueil de nouvelles. Laureline Amanieux qui s’est essayé à la fiction avec ce recueil, après l’écriture d’essais et des documentaires vidéo pour la TV et le web, a brillamment réussi son passage. Un recueil beau et envoûtant à lire. 

Maintenant il faut franchir un autre cap : l’écriture d’un roman. Avec une écriture aussi belle et poétique, ce futur roman tiendrait de belles promesses de lecture."

vendredi 17 février 2017

Nouveaux commentaires sur Amazon !

Je suis très heureuse de partager ici les deux derniers commentaires déposés par des lecteurs sur la page amazon de mon livre ! Ils pointent tous des aspects différents du recueil, ce qui me touche particulièrement : 



N'hésitez pas à déposer votre commentaire également après votre lecture, qu'il soit positif ou mitigé, chaque retour compte pour moi.

Merci encore !

Laureline

mardi 14 février 2017

Aux sources de "La Nuit s'évapore" : LES TITRES (Partie 1)

Voici en 2 parties, des articles sur les coulisses de mon recueil de nouvelles La Nuit s'évapore ! Si vous souhaitez me poser des questions sur mon livre, laissez-les dans les commentaires sur ce blog ou en dessous de ma vidéo de présentation Youtube, et je préparerai une troisième partie pour cet article ou même une vidéo FAQ !

Un titre en forme d'hommage littéraire... 

A propos du titre de mon recueil de nouvelles, j'ai beaucoup hésité et le livre en a eu plusieurs : "La Mort n'est certainement la fin de rien", "Un temps pour renaître", "La Nuit est vivante"... avant que je ne me décide pour "La Nuit s'évapore". 

Je trouve que c'est le titre le plus adapté, parce qu'il s'accorde parfaitement à "l'esprit" de chaque nouvelle. Toutes mettent en valeur ce moment où la lumière l'emporte sur l'obscurité dans une vie, même lorsque les histoires peuvent se clore sur une note aigre-douce comme celle de "Léda et le Cygne parisien" ou encore "Quand Apophis mua dans un commissariat". 

J'ai aussi croisé deux titres de mes livres préférés : l'un des romans qui m'a bouleversée quand j'avais 15 ans, La Fin de la nuit, de François Mauriac et L'éléphant s'évapore de Haruki Murakami, l'un des rares auteurs dont j'ai lu l'intégralité de l'oeuvre, par passion. 




Le roman de Mauriac, je l'avais lu du soir au matin, une nuit, quand je logeais en pensionnat à Paris, en pleine semaine scolaire. J'en garde un souvenir absolument illuminé : c'est le récit d'une passion impossible et d'un renoncement qui mène l'un des personnages vers la vie et l'autre vers la rédemption tandis que la mort approche.










Ma découverte de l’œuvre de Haruki Murakami ne s'est pas faite avec le recueil de nouvelles L'éléphant s'évapore, mais je souhaitais surtout rendre hommage à ses écrits en général, car nombreux sont ses livres qui m'ont marquée. Murakami sait parler des profondeurs insoupçonnées de la psychologie humaine, et partir d'une situation réelle pour mieux nous entraîner dans des labyrinthes fantastiques, dont les héros ressortent souvent meilleurs et grandis.







Comme chez ces deux auteurs, mes récits ne relatent pas forcément de grands changements : certains de mes personnages changent de métier, trouvent leur vocation ou leur âme soeur, mais d'autres traversent plutôt un changement lent, progressif. Cela concerne parfois une partie de leur vie seulement. Et d'autres n'ont pas encore trouvé la bonne décision à prendre. 

Mais toutes mes nouvelles montrent des personnages qui ne désespèrent pas et qui cherchent à rester les acteurs de leur vie. 


Enfin le verbe même "s'évaporer" évoque pour moi l'essai de ce critique si poétique, Jean-Pierre Richard, dont l'essai Poésie et profondeur fait partie de mes préférences. Il repère notamment dans l'oeuvre de mon poète favori, Verlaine, cette récurrence de termes renvoyant à l'évanescence, ce qui s'échappe, se dissipe comme un parfum, et plus précisément le besoin de saisir cet instant unique où une forme est encore présente mais sur le point de disparaître. C'est exactement ce que j'ai recherché dans ce titre et dans mes nouvelles : le point de bascule, quand un sentiment de mélancolie ou une blessure sont au bord de s'évanouir pour laisser la place à un renouveau.  



Renverser Les Métamorphoses d'Ovide

Un autre auteur joue un rôle au sein même du recueil et détermine les titres de chaque nouvelles, c'est Ovide pour ses Métamorphoses. Dans son prologue, Ovide annonce qu'il racontera l'histoire de corps qui changent en une forme nouvelle. J'ai voulu prendre son contre-pied : racontant des histoires de personnes qui changent en une forme meilleure. 

La transformation touche plus précisément leur psychologie, leur manière de voir le monde aussi, plutôt que leur physique, et c'est toujours pour aller vers un vivre-mieux.

Tous les titres de mes nouvelles font alors référence à des mythes, que je connais bien, car j'ai déjà publié deux essais sur la mythologie chez Albin Michel et Payot, et puis par ces références, je souhaitais donner une dimension universelle à mes récits.



Je raconte ainsi des métamorphoses positives comme de nouveaux mythes contemporains : quand un personnage se métamorphose dans la mythologie, c'est souvent parce qu'il est puni ou maudit ; pas dans mes histoires !

dimanche 12 février 2017

Que découvre-t-on de merveilleux dans l'édition indépendante ?



Pour lancer mon premier recueil de nouvelles et le partager (en vente en cliquant ici), j'ai décidé de passer pour la première fois par une édition indépendante. J'y pense depuis 10 ans sur divers projets, je lis depuis longtemps par exemple les expériences de François Bon en ligne et d'auteurs indés (pour indépendants) ou "d'auteurs hybrides" (ce que je suis devenue !) quand ils publient aussi bien en autoédition grâce au web que chez des éditeurs traditionnels. Et pourtant je n'avais jamais franchi le pas.

Plusieurs éléments m'ont finalement décidée cette fois-ci :

- les retours des éditeurs littéraires : j'ai envoyé mon manuscrit à différents éditeurs papiers, connus ou moins connus. Même si le livre n'a pas débouché sur une édition par leur intermédiaire, j'ai reçu en retour des lettres ou des mails personnalisés très encourageants (notamment de Stock, de Phoebus, d'Albin Michel, de Publie.net ou d'Antigone14... que je remercie pour leur lecture si attentive !). Le genre de la Nouvelle est difficile à publier dans l'édition traditionnelle, surtout lorsqu'il s'agit d'un premier ouvrage de fiction. 

- les retours des premiers lecteurs de la version manuscrite ont été également porteurs, et j'ai tenu compte des suggestions qu'on me faisait au fur et à mesure pour améliorer tel ou tel passage, ôter certaines histoires, ou en remanier d'autres... Tous ces échanges m'ont convaincue que je ne devais pas remettre dans un tiroir mon manuscrit.  

-  des lectures : notamment celle du livre en forme d'excellente synthèse de Marie-Laure Cahier et Elizabeth Sutton Publier son livre à l'ère numérique. Si vous êtes tentés par l'édition sur le web, cet ouvrage est une mine d'or : du choix de la plateforme ou des services payants, au statut juridique, en passant par la promotion sur les réseaux sociaux, vous vous sentirez guidés et inspirés par les auteurs dont on nous raconte le parcours. En aucun cas, ce livre ne formule de fausses promesse : rien n'y est caché de la difficulté à rendre un livre visible, des revenus faibles qui sont le plus souvent générés par l'édition indépendante et de l'énorme travail que cela représente. Mais c'est un guide pratique complet pour les auteurs-entrepreneurs et c'est exactement ce que je cherchais. Je publie mon recueil avant tout pour qu'il existe et soit partagé, pour échanger à son sujet avec les lecteurs et dans l'espoir qu'il les inspirera en positif.

- les auteurs de romans et nouvelles indés : quand on commence à entrer dans la communauté des auteurs indépendants, on découvre un univers formidable. Je me suis plongée dans les blogs de Mademoiselle Cordélia et Thibault Delavaud, de La sorcière des mots, de Au Bazaar des livres qui a notamment lancé le #JeudiAutoEdition sur twitter, et j'explore le webzine qui publie des nouvelles indés : l'Indé Panda.

- le travail de la dessinatrice LAUREL dans un toute autre genre (c'est du roman graphique) : elle a publié chaque jour sur sa page facebook, son blog et les autres réseaux sociaux une page de son roman graphique et autobiographique Comme Convenu, pendant des mois, rassemblant les lecteurs. Lorsqu'elle a lancé un financement participatif pour publier elle-même le tome 1, sur la plateforme Ulule, le succès fut très grand et mérité. J'ai participé parce que j'adore son travail, et je suis admirative de sa démarche. Par ailleurs, Laurel continue de publier des BDs chez des éditeurs papiers, mais pour ce roman graphique en deux tomes dont elle est l'héroïne, elle a choisi de garder la main sur tout le processus de création, édition, et diffusion. Elle a été, grâce aux lecteurs, rémunérée davantage que dans l'édition traditionnelle pour son immense investissement et elle reste plus que jamais en contact direct avec eux.

Et plus j'avance dans ce processus, plus je suis heureuse de ce choix ! J'ai choisi une publication sur Amazon en ebook kindle et en livre papier par l'impression à la demande, services entièrement gratuits pour l'auteur. 

Je tiens à ce que mon ouvrage soit de la même qualité professionnelle que ceux parus chez mes éditeurs papiers, et j'ai tout mis en place pour cela (relectures, corrections, couverture professionnelle, suivi de méthodes de publications indépendantes...) S'il reste des erreurs de frappe ou de mise en page, n'hésitez pas à me les signaler, et je corrigerai ainsi les versions à venir.

Et à peine les premiers livres vendus, je me rends compte que j'ai déjà beaucoup plus de relations avec les lecteurs que je n'en ai connus finalement sur mes précédents livres, ce qui est le plus grand bonheur de cette aventure.

Laureline

vendredi 10 février 2017

Vos commentaires sur Amazon

Merci à tous pour vos retweets, like, et commentaires : il y a eu plus de 150 téléchargements de mon recueil de nouvelles dans sa version kindle ebook ces deux derniers jours !

Et les premiers retours de lecture sont de vrais cadeaux, n'hésitez pas à en laisser sur amazon et à évaluer le livre, cela l'aidera beaucoup, et toutes les réactions sont bienvenues ! 



jeudi 9 février 2017

#JeudiAutoEdition

Je suis très heureuse de participer pour la 1ère fois au #JeudiAutoEdition sur twitter ! Une belle initiative créée par Au bazaar des livres en partenariat avec Des livres et moi.

A cette occasion, mon recueil de nouvelles est gratuit en version ebook kindle, depuis hier et seulement jusque ce soir !

Déjà 70 exemplaires ont été téléchargés et mon livre est en tête du top 100 en littérature française sur amazon pour les ebooks, une grande joie



Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont relayé l'information, téléchargé, réagi... et j'espère recevoir des retours de lectures sur ce blog, en commentaires sur amazon ou toute autre forme. Je vais continuer à suivre cet évènement le jeudi pour également lire de nouveaux auteurs. 

C'est un vrai bonheur de pouvoir partager ainsi dans l'instant, la spontanéité, et la découverte aussi d'auteurs, chroniqueurs et lecteurs passionnés de livres.

Laureline

mercredi 8 février 2017

Il est arrivé !


Les premières photographies du livre papier me parviennent via les lecteurs (que je remercie de tout coeur !) et en étudiant aussi le livre que j'ai reçu, je suis soulagée de voir à quelle point l'impression est belle via amazon. Le papier, la facture, tout est de qualité.

En dehors de la couverture (réalisée par une amie graphiste) et de la mise en page intérieure que j'ai réalisée moi-même (à partir d'un modèle préétabli pour la mise en page), tout provient du logiciel gratuit de création d'amazon, très simple à utiliser et efficace.  

Mon seul bémol porte sur la typographie de la 4e de couverture qui ne ressort pas de manière jolie, mais l'avantage de ce système d'impression à la demande, c'est que je peux reprendre le livre à volonté. Pour les futurs lecteurs qui commanderont la version papier, j'ai donc choisi une autre typographie dont le rendu sera plus élégant.

Merci à tous les lecteurs déjà de mon recueil de nouvelles, c'est une grande émotion :-) !

Laureline